Majorité: boulevard du crime !

Il est long le chemin. Long et difficile ! L’espoir de 2007 a fondu comme neige au soleil. La cinglante défaite aux élections régionales l’a révélé à la majorité qui l’ignorait encore ou qui faisait semblant de ne pas s’en apercevoir. C’est ainsi, les Français ont dessillé sous le double impact de la crise et des promesses non tenues. Ils n’y croient plus. Le « travailler plus pour gagner plus », leur grand espoir, est resté un slogan. Leurs fins de mois sont devenues plus difficiles. Et le chômage s’invite désormais à leurs tables, sans aucun respect pour les sacrifices consentis, qui plus est…

La tournée du patron.

L'échec électoral peut avoir des conséquences traumatisantes. Nicolas Sarkozy vient d’en faire l’expérience.

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Elections régionales: UMP, le bruit et la fureur.

 La guerre de l’UMP aura-t-elle lieu ? Sans vouloir paraphraser Giraudoux, qui décrivait dans son texte la bêtise, l’obstination et l’aveuglement des hommes à la veille de la 2ème guerre mondiale, nous sommes en droit de nous poser la question. Après tout, à l’issue du premier tour des élections régionales, et de la même façon que dans « La guerre de Troie », tout le monde voit arriver la catastrophe, mais personne ne fait rien, hormis Alain Juppé qui a pris la mesure de l’événement et qui explique que « la droite va devoir méditer la désaffection dont elle est l’objet »

Une campagne ratée.

Nicolas Sarkozy: stop ou encore ?

 Dis-moi d’où tu es parti. Dis-moi où tu es arrivé. Et je te dirais qui tu es… Nicolas Sarkozy est un bon communiquant.  Nous le savions déjà ! Hier soir il l’a parfaitement démontré en illustrant cette vérité populaire qui résume son intervention sur TF1 et finalement le fond de sa pensée. D’un plateau l’autre. De l’interview classique et plus que politiquement correcte de  Laurence Ferrari à celle, plus incisive mais sous contrôle, du panel de citoyens de Jean-Pierre Pernaut. De la rémunération du grand patron Henri Proglio aux difficultés quotidiennes exposées par les onze invités, Nicolas Sarkozy s’est montré précis, sérieux sur les dossiers et peu économe de son temps pour convaincre de sa sincérité et des bons choix de sa politique.

Lionel Jospin: what else ?

Un documentaire. Un livre. Des adieux qui n’en sont pas vraiment. Plutôt un au revoir le passé et un bonjour l’avenir. Quasiment un retour au premier plan pour les plus nostalgiques, l’espace d’un jour, d’une semaine, d’un mois tout au plus ; celui d’un homme qui, après avoir longtemps ruminé une victoire annoncée, accepte enfin la défaite et sa responsabilité dans la défaite. Lionel Jospin semble s’être réconcilié avec lui-même. Et sans doute un peu avec les autres, avec l’enfer, puisque l’enfer c’est les autres...

Philippe Séguin: Une certaine idée de la France...

Philippe Séguin avait un rêve. Un rêve qu'il a longtemps porté sans parvenir à le réaliser. Un rêve si prégnant qu'il l'a forcé, en 2004, à abandonner la vie publique et ses faux semblants, pour ne plus servir que l'Etat...

So long, Copenhague

 La déception est à la mesure de l'enjeu. Remarquable. Impressionnante. Et collective! Déception des peuples qui ont aujourd'hui le sentiment qu'on leur a vendu des pois qui ne veulent pas cuire. Et déception de certains chefs d'Etats qui se sont présentés, un peu hâtivement, comme des sauveurs de la planète sans avoir la certitude que les résultats seraient au rendez-vous. Nicolas Sarkozy en était, poussé par sa volonté de donner l'exemple et d'empocher les dividendes d'un leadership enfin reconnu par la communauté internationale. Président dont la cote de popularité n'est pas au beau fixe dans son pays, victime de la crise et du référentiel galiléen selon lequel tout corps libre - non influencé par l'extérieur - qui est au repos, y reste indéfiniment, alors que tout corps libre en mouvement reste à vitesse constante, au risque d'ailleurs de rencontrer le mur... Copenhague en était un!

Jacques Chirac: que passe la justice...

 

Jacques Chirac est la star politique de la semaine. Sa notoriété est bonne, les Français le préfèrent à tous les autres. Il vient de publier le premier tome de ses mémoires aux éditions du Nil, "Chaque pas doit être un but". Et la plupart des élus, droite et gauche confondues, tout comme la plupart de leurs électeurs, s’attristent qu’il soit renvoyé devant le tribunal correctionnel pour des faits qui remontent à l’époque où il était maire de Paris, même s’ils considèrent, par ailleurs, que la justice doit passer, ancien Président ou pas.

Liberté de la presse: sans la liberté de blâmer...

 

 

Classement mondial 2009 de Reporters sans Frontières.

 

Danemark (1), Finlande (2), Irlande (3)… Surinam (42), FRANCE (43), Cap Vert (44)…

Pas de quoi pavoiser. La France chute de 8 places. Et Jean-François Julliard, le Président de Reporters Sans Frontières prévient : « Il est inquiétant de constater que des démocraties comme la France, l’Italie (49) ou la Slovaquie (44ème exequo) continuent, année après année, de perdre des places au classement ».